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Title: The Macroeconomics of Downward Nominal Wage Rigidity: a Review of the Issues and New Evidence for Canada
Authors: Fortin, Pierre
Keywords: Wages rigidities
Canadian Phillips Curve
Inflation-unemployment trade off
Issue Date: 2013-04
Series/Report no.: Cahiers du CIRPÉE;13-09
Abstract: Inflation definitely has costs, but they remain difficult to quantify for rates below 10-15 per cent. Aiming for a low rate of inflation, as Canada has done in the last 20 years, carries with it various risks, such as debt deflation, reduced flexibility of interest rates, and downwardly rigid nominal wages. In this paper, I focus on the latter problem. As James Tobin pointed out in 1972, economy-wide downward nominal wage rigidity generates a long-run negative relation between inflation and unemployment, implying that permanently low inflation can be bought only at the cost of permanently high unemployment. In contrast, the classical assumption of full wage flexibility implies that low inflation carries no permanent unemployment costs. The literature has produced compelling evidence that firm and worker resistance to nominal wage cuts is fierce, extensive and persistent in advanced economies, including Canada. But the macroeconomic significance of this phenomenon is still disputed. After presenting the details of the competing classical and Tobin views on wage flexibility or rigidity, I review the theoretical and empirical objections to the macroeconomic relevance of downward nominal wage rigidity that can be found in the literature. I then present new macroeconomic evidence on the matter based on Canadian macrodata for the 56-year period 1956-2011. This evidence suggests that the real world is more Tobin-like than classical, implying that the permanent unemployment costs of aiming for a low rate of inflation such as the current 2-per-cent target could be significant. According to the results I obtain, sticking to this target would keep the national unemployment rate between 1.0 and 2.7 percentage points in excess of the asymptotic minimum rate that would be attainable at a somewhat higher inflation rate.

Les coûts de l’inflation sont réels, mais ils demeurent difficiles à quantifier pour des taux inférieurs à 10 ou 15 %. Adopter une cible d’inflation faible, comme le Canada l’a fait depuis vingt ans, entraîne certains risques, comme la déflation des dettes, une flexibilité réduite des taux d’intérêt et la rigidité à la baisse des salaires nominaux. C’est ce dernier problème qui fait l’objet de la présente étude. En 1972, James Tobin a fait remarquer qu’une rigidité à la baisse généralisée des salaires nominaux dans l’économie engendre une relation à long terme négative entre l’inflation et le chômage. En l’occurrence, cela voudrait dire qu’un taux d’inflation permanent faible ne pourrait s’obtenir qu’au coût d’un taux de chômage permanent élevé. À l’opposé, l’hypothèse classique de flexibilité des salaires signifie qu’un taux d’inflation faible n’entraîne aucun coût permanent en chômage élevé. La littérature a produit plusieurs preuves que la résistance des entreprises et des travailleurs à des coupes de salaires nominaux est forte, répandue et persistante dans les économies avancées, Canada compris. Toutefois, les conséquences macroéconomiques de ce phénomène sont encore débattues. Après avoir présenté le détail de la vision classique et de l’hypothèse de Tobin, respectivement sur la flexibilité et la rigidité des salaires, je passe en revue les objections théoriques et empiriques à la pertinence macroéconomique de la rigidité à la baisse des salaires nominaux qui ressortent de la littérature. Je présente ensuite sur la question de nouveaux résultats statistiques basés sur les données macroéconomiques canadiennes de la période de 56 années de 1956 à 2011. Ces résultats permettent de croire que le monde réel ressemble plus à celui de Tobin qu’à la vision classique. Le coût permanent, en chômage accru, de réaliser un taux d’inflation comme celui de 2 % qui est présentement visé au Canada pourrait s’avérer important. Selon les résultats obtenus, adhérer à une telle cible d’inflation maintiendrait le taux de chômage canadien à un niveau qui serait supérieur de 1,0 à 2,7 unités de pourcentage au taux minimum pouvant être atteint asymptotiquement à un niveau d’inflation un peu plus élevé.
URI: https://depot.erudit.org/id/003805dd
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