FrançaisEnglish

Érudit | Dépôt de documents >
CICC - Centre international de criminologie comparée >
Cahiers de recherche criminologiques >

Please use this identifier to cite or link to this item:

https://depot.erudit.org/id/003045dd

Title: Les contrevenants en liberté d'office : profil et perspectives
Authors: Cousineau, Marie-Marthe
Lemire, Guy
Vacheret, Marion
Dubois, Etienne
Keywords: Libération d'office
Libération conditionnelle
Réinsertion sociale
Commission des libérations conditionnelles
Issue Date: 2002
Publisher: Centre international de criminologie comparée
Series/Report no.: Les cahiers de recherches criminologiques;35
Abstract: Les détenus libérés d’office (LO), considérés par la Commission des libérations conditionnelles comme des « risques indus » constituent une clientèle pour laquelle il n'est guère question de réhabilitation, mais plutôt de surveillance et d'encadrement. Pourtant, parmi ceux dont on connaît l’issue des procédures, près du tiers (32,2%) réussissent leur LO. Devant ces constats, l’étude avait pour but 1) de préciser les parcours menant à la libération d'office; 2) d’établir le profil socio-pénal des contrevenants libérés d'office comparé à celui de ceux ayant obtenu une libération totale; 3) de comprendre pourquoi certains contrevenants réussissent leur réinsertion sociale; 4) d’analyser les dynamiques spécifiques concernant les femmes ou les personnes autochtones libérées conditionnellement. Pour répondre à ces objectifs, des données quantitatives (issues du Système de gestion des contrevenants du Service correctionnel du Canada) et qualitatives (entrevues auprès d’hommes, de femmes et d’autochtones ayant réussi leur LO) sont mises à contribution. Il s’avère que le groupe des libérés d'office n’est pas homogène. Les contrevenants qui réussissent leur LO présentent globalement des problématiques moins marquées et une trajectoire carcérale moins cahoteuse les situant à mi-chemin entre ceux s’étant vu accorder une libération conditionnelle totale et ceux ayant échoué en liberté d'office. Ils sont par ailleurs assez proches de ceux ayant obtenu une libération conditionnelle totale pour que l'on se questionne sur le fait qu’ils ne se retrouvent pas dans ce groupe. D’un côté, on constate qu’une importante partie des données utilisées pour évaluer les détenus sont colligées au moment de l'admission de la personne à l’institution. Une analyse de régression établit que le meilleur prédicteur du refus d’une libération conditionnelle est l’indice statistique général sur la récidive. D’un autre côté, les entrevues montrent qu’il existe un profil spécifique de détenus capables de se réintégrer socialement. Ceux-ci témoignent d’une motivation certaine à réussir cette réinsertion sociale qui les distinguent. Reste à savoir comment cette motivation pourrait être saisie de façon à permettre une libération anticipée. Enfin, le soutien, qui peut-être institutionnel (programmes, intervenants) ou se trouver dans les relations qu’entretient le détenu avec son entourage se révèle déterminant pour la réussite de la réinsertion sociale.
URI: https://depot.erudit.org/id/003045dd
Appears in Collections:Cahiers de recherche criminologiques

Files in This Item:

CRC_2002_N35.pdf, (Adobe PDF ; 450,48 kB)

Items in the Repository are protected by copyright, with all rights reserved, unless otherwise indicated.

 

About Érudit | Subscriptions | RSS | Terms of Use | Contact us |

Consortium Érudit ©  2014