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Title: Commerce équitable et développement durable : la filière coton au Mali
Authors: Sanogo, Youssouf
Issue Date: 2007
Publisher: Alliance de recherche université-communauté Innovation sociale et développement des communautés
Series/Report no.: Série Recherches
Abstract: Ce rapport rend compte d'une étude exploratoire que nous avons menée sur le coton équitable et le développement durable au Mali, de décembre 2005 à janvier 2006. C'était dans le cadre d'une collaboration entre la Chaire de recherche du Canada en développement des collectivités de l'Université du Québec en Outaouais et le Centre canadien d'études et de coopération internationale, avec l'appui de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l'Université du Québec à Montréal. À la suite de Assogba (2000), Coméliau et al. (2002?), Favreau (2003), Cary (2004) et Nahapétian (2004), on pourrait dire que les concepts de développement durable et de commerce équitable sont fondés sur les mêmes principes : ceux d'économie solidaire, de justice sociale et de bonne gestion des ressources naturelles. Ils impliquent, tous les deux, la réalisation d'activités de développement intégrant à la fois des aspects économiques, sociaux et écologiques. Il s'agit surtout de construire le présent sans compromettre l'avenir. Au Mali, ces principes expliquent la promotion du coton équitable, considéré comme un produit susceptible de susciter le développement durable des collectivités. Deux programmes de coton équitable y existent: le programme de coton équitable de la région cotonnière de Kita dans l'ouest, et le programme de coton biologique et équitable de la région de Bougouni dans le sud. L'introduction du coton équitable au Mali est intervenue au cours de la campagne agricole 2003-2004. C'était dans un contexte difficile dont le début remonte à la fin des années 1990. Le coton malien se vendait mal sur le marché international à cause d'un dumping occasionné par les subventions agricoles accordées aux producteurs de coton dans certains pays du Nord. La Compagnie malienne pour le développement de textiles (CMDT) accumulait des déficits, pendant que ses administrateurs faisaient face à des accusations de mauvaise gestion. Sur le terrain, les producteurs s'étaient retrouvés dans un cycle d'endettement lié à la chute des prix d'achat du coton. Leurs revenus ne suffisaient plus pour couvrir les dépenses quotidiennes et acheter des intrants et équipements agricoles, dont les prix continuaient leur ascension. Par conséquent, l'exode rural des jeunes prenait des proportions inquiétantes dans les zones cotonnières. Les grognes paysannes se multipliaient, pendant que certains producteurs cessaient de cultiver du coton. Bref, il s'était installé une telle crise que le gouvernement avait réellement peu d'arguments face à la pression des bailleurs de fonds des programmes d'ajustement structurel qui exigeaient la libéralisation du secteur du coton et la privatisation de la CMDT (Arteta 2003; Lathieyre, 2006).Il faut dire que la CMDT est la plus grande unité agro-industrielle du pays. Créée en 1974, elle détient le monopole de la production et de la commercialisation du coton. Elle a réussi à donner au Mali le deuxième rang africain derrière l'Égypte, pour sa production de coton : en moyenne entre 500 000 et 600 000 tonnes par an. Grâce à ses activités, le coton est avec l'or les deux piliers de l'économie nationale du Mali. Il est considéré comme l'or blanc qui nourrit 3 000 000 d'habitants et procure environ 40% des recettes budgétaires du pays. Il est généralement la principale source de revenus des producteurs de coton. Sa culture est pluviale. Les surfaces exploitées sont très petites et les activités champêtres mobilisent toute la famille. Les gros producteurs ont rarement plus de 25 hectares. Les moyens de production sont largement rudimentaires : très peu de producteurs ont des tracteurs. C'est donc dans un contexte socioéconomique particulièrement difficile pour les producteurs de coton que nous avons exploré la jeune expérience du coton équitable au Mali, comprendre son opérationnalisation sur le terrain, relever ses acquis et faiblesses, afin de mieux cerner sa contribution au développement durable des collectivités impliquées. Dix parties composent notre rapport. Cette introduction en est la première. Elle est suivie par la problématique de l'étude où nous abordons les problèmes liés à la production et à la commercialisation du coton dans le monde et au Mali. La troisième partie aborde le coton équitable au Mali. Nous y présentons les filières de coton équitable. Dans la quatrième partie, nous traitons du commerce équitable du coton et du développement durable, notamment des ententes engageant les différents partenaires sur le terrain. La cinquième partie est celle des questions de recherche, du but et des objectifs visés. Dans la sixième partie, nous présentons la démarche méthodologique suivie. La septième est celle des résultats de l'étude. Les nouveaux développements dans le secteur du coton sont présentés dans la huitième partie, et la conclusion générale dans la neuvième. Nous terminons avec la dixième partie, celle des références bibliographiques.
URI: https://depot.erudit.org/id/001809dd
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