FrançaisEnglish

Érudit | Dépôt de documents >
CRISES - Centre de recherche sur les innovations sociales >
Cahiers du CRISES, collection Études théoriques >

Please use this identifier to cite or link to this item:

https://depot.erudit.org/id/001771dd

Title: Théorie de la régulation et rapport salarial
Authors: Boucher, Jacques
Issue Date: 1990
Publisher: Centre de recherche sur les innovations sociales
Series/Report no.: Études théoriques
Abstract: Ce texte aborde l'approche théorique de la régulation par le biais du concept central qui y est développé, le rapport salarial. La présentation de ce concept retrace le plus fidèlement possible la cohérence de cette construction théorique en suivant l'évolution du rapport salarial dans l'histoire de la production capitaliste. En premier lieu, le rapport salarial est défini dans ses composantes que constituent les normes de production, les normes de consommation et l'interrelation qui existe entre les deux. Dès lors, on peut y retrouver les liens qui existent entre le rapport salarial et d'autres rapports sociaux économiques comme le rapport marchand et les rapports de production, tant de propriété que de possession. Dans le cadre de ce dernier rapport, on peut suivre l'évolution du rapport salarial dans l'histoire du capitalisme à travers les trois phases ou modes successifs de la régulation de l'accumulation du capital. Tout d'abord, la période de régulation à l'ancienne établit le processus de la mobilisation de la force de travail et sa désappropriation des moyens de production (soumission réelle). Dans une deuxième période, celle de la régulation concurrentielle, on mit au point la production de masse par la possession du travail (soumission réelle). Enfin, avec l'implantation de la régulation monopoliste, le capital s'est associé la classe ouvrière dans la valorisation de la production de masse. Ce dernier mode de régulation à la base du rapport salarial fordiste est entré dans une crise d'envergure à partir de la fin des années 1960. Les caractéristiques de cette crise et les pistes proposées pour en sortir sont successivement examinées au niveau des normes de production, des normes de consommation et du mode de régulation en vigueur, ce qui nous conduit à l'hypothèse de nouveaux compromis qui redessineraient le rapport salarial et sa régulation. Ces compromis s'articuleraient, entre autres, autour de la flexibilité de la production, de la mobilité et de la polyvalence du travail, moyennant la sécurité d'emploi, une certaine participation des salariés à la gestion, ce qui pourrait aboutir à une remobilisation du travail et à une reprise du taux de productivité. De plus, le mode de régulation devrait acquérir une dimension internationale dans une contexte de mondialisation des marchés. La démarche permet de saisir l'atout du concept de rapport salarial en même temps que ses limites. D'une part, il constitue un instrument précieux pour comprendre la nature de la crise actuelle et ses enjeux. D'autre part, articulée autour du rapport salarial, l'approche régulationniste est jusqu'ici restée trop centrée sur les rapports économiques mettant de côté d'autres rapports aux enjeux sociaux tout aussi importants, dans le champ de la consommation, des rapports entre les hommes et les femmes entre autres. C'est ainsi qu'on peut constater que cette approche théorique véhicule une vision plutôt classique des classes sociales basée sur les rapports de production.
URI: https://depot.erudit.org/id/001771dd
Appears in Collections:Cahiers du CRISES, collection Études théoriques

Files in This Item:

ET9001.pdf (Adobe PDF ; 277.85 kB)

Items in the Repository are protected by copyright, with all rights reserved, unless otherwise indicated.

 

About Érudit | Subscriptions | RSS | Terms of Use | Contact us |

Consortium Érudit ©  2016