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Title: Les mouvements sociaux. Réflexion à partir des théories de l'action collective et de la régulation
Authors: Boucher, Jacques
Issue Date: 1990
Publisher: Centre de recherche sur les innovations sociales
Series/Report no.: Études théoriques
Abstract: L'émergence et l'évolution des mouvements sociaux se prêtent à plusieurs interprétations. Le présent texte vise à exposer les principales approches théoriques qui nous permettent de mieux situer les différentes compréhensions de ce phénomène social. Il s'agit des approches fonctionnaliste, stratégique, marxiste et actionnaliste. Successivement, on fait part de la définition des mouvements soutenue par chacune d'elle et de la vision de société ou du paradigme à la base de chaque conception, pour conclure que c'est du côté de l'actionnalisme et du marxisme renouvelle que l'on peut trouver les instruments d'analyse qui accordent toute leur dimension aux mouvements sociaux. Du côté de la théorie de l'action, le texte se penche sur la question du déclin du mouvement ouvrier au profit des nouveaux mouvements sociaux, une thèse qui se trouve au coeur des études d'Alain Touraine. Cette thèse s'appuie sur deux postulats: l'existence, pour chaque type sociétal, d'un mouvement social central et le passage contemporain de la société industrielle à la société programmée, ce qui entraîne nécessairement l'émergence de nouveaux mouvements sociaux, donc d'un nouveau mouvement central autre que le mouvement ouvrier. Mais ces postulats sont critiqués par des auteurs qui s'inscrivent eux-mêmes dans la foulée de cette approche. Par ailleurs, nous retrouvons, sous-jacente à cette thèse, une conception des classes sociales à polarisation binaire, comme un couple d'opposition pour chaque type sociétal, entraînant ainsi la mise à l'écart, pour analyse, des rapports de travail contemporains. Cependant, cette approche reste particulièrement fertile pour l'analyse des mouvements sociaux dans leur dimension de sujets et d'acteurs. De leur côté, les néo-marxistes, véhiculent une vision des classes sociales comme une réalité plus complexe, qui continue de structurer le milieu du travail, mais qui ne monopolise pas les conflits sociaux qui l'on retrouve tout autant dans le hors-travail. Cette conception des rapports sociaux accorde donc une place tant aux mouvements ouvrier et syndical qu'aux nouveaux mouvements sociaux. Dans le sillage de la parenté marxiste, une attention particulière est accordée à l'approche de la régulation. Encore trop polarisée, dans l'état de son développement actuel, sur les rapports de travail avec son concept central de rapport salarial, la théorie de la régulation nous offre toutefois une méthode qui pourrait s'avérer efficace pour mieux saisir l'évolution des mouvements sociaux. Que l'on pense particulièrement aux concepts de compromis sociaux, de compromis institutionnalisés et de crise des compromis, en plus de celui de rapport salarial. Mais pour livrer toute son efficacité, cette approche théorique devrait pousser ses analyses aussi au niveau des rapports sociaux en dehors du travail comme dans le champ de la consommation, les rapports entre les hommes et les femmes, les rapports quant à l'âge, les rapports à l'environnement.
URI: https://depot.erudit.org/id/001769dd
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