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Title: Québec inc : la dérive d'un modele ?
Authors: Bélanger, Yves
Issue Date: 1994
Publisher: Centre de recherche sur les innovations sociales
Series/Report no.: Études théoriques
Abstract: L'expression Québec inc. est souvent employée pour désigner les différents appareils de l'État provincial québécois autour desquels s'est articulée la politique économique des trente dernières années; tantôt encore elle est associée au groupe d'entrepreneurs privés qui s'est constitué depuis 1960. Il est vrai qu'au Québec, l'émergence d'une classe d'affaire francophone est intimement liée au support que lui a apporté l'État provincial à partir de la Révolution Tranquille, qu'une réappropriation minimale du contrôle du système de production par des "nationaux" est apparue comme un moyen d'assurer le bien-être d'ensemble de la société québécoise, que cet objectif a constitué la pierre d'assise de la stratégie de développement économique des gouvernements qui se sont succédés au pouvoir entre 1960 et 1990. À l'heure où le renouvellement de la base économique se fait impératif, l'interventionnisme public "coûteux et envahissant" se voit aujourd'hui fortement remis en question par le milieu des affaires. Or on s'attaque essentiellement à la dimension publique du Québec inc. ... En élargissant la notion de Québec inc. au modèle de développement qui s'est implanté pendant trois décennies, sur la base d'une alliance entre les pouvoirs public et privé, autour de la recherche de la croissance par la prise en main des leviers économiques du Québec, ce texte resitue les apports respectifs des secteurs privé et public dans l'évolution du développement de l'économie et de la politique économique québécoises. Après avoir passé en revue les modalités de la genèse du Québec inc. avant 1960, le texte analyse les résultats des différentes orientations privilégiées lorsque sont jetées les bases d'une économie mixte aux lendemains de la Révolution Tranquille; les gouvernements Lesage, Johnson, Bourassa et Lévesque vont tantôt laisser l'initiative au secteur privé ou tantôt s'impliquer plus directement à travers la création d'instruments collectifs susceptibles de générer la grande entreprise québécoise. L'auteur conclut que le problème auquel fait face le Québec n'est pas lié à la décision de soutenir ou non la croissance de la propriété québécoise, mais que "le développement de l'entreprise privé, par le secteur privé et pour le secteur privé" ne saurait tenir lieu de finalité. Seule la reformulation d'une vision d'avenir est susceptible de redonner son dynamisme au modèle de développement socio-économique québécois.
URI: https://depot.erudit.org/id/001760dd
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