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Title: La participation du syndicalisme à la modernisation sociale
Authors: Lapointe, Paul-André
Bélanger, Paul R.
Issue Date: 1995
Publisher: Centre de recherche sur les innovations sociales
Series/Report no.: Études théoriques
Abstract: Devant le caractère durable et l'inéluctabilité de la modernisation sociale des entreprises, les positions syndicales ont considérablement évolué au cours des dernières années: d'un débat sur l'opportunité de la participation, les syndicats sont passés à une interrogation sur le type de participation. Dès lors, deux types opposés de participation se dégagent. La participation subordonnée s'inscrit dans la logique de la compétitivité portée par la direction, dans le cadre de laquelle le syndicat facilite la réalisation du projet patronal de modernisation afin d'assurer la survie de l'entreprise. La participation indépendante et autonome s'appuie, pour sa part, sur une logique de démocratie et de solidarité, à l'intérieur de laquelle le syndicat propose son propre projet de modernisation, favorable aux intérêts à long terme de ses membres. L'une et l'autre forme de participation se distinguent également à l'égard de leur contribution à la démocratisation du travail et des entreprises. La participation subordonnée se confine à la démocratie formelle, institutionnalisée dans les textes légaux, les divers comités paritaires et la participation représentative aux instances décisionnelles de l'entreprise. Quant à la participation autonome, elle s'accompagne d'une démocratie réelle, appuyée sur la formation et l'expression d'un point de vue indépendant ainsi que sur l'exercice d'un contre-pouvoir syndical, au moment même où s'effondrent ses sources traditionnelles, construites sur le marché et sur la capacité de tenir les salaires et les conditions de travail en dehors de la compétition. L'émergence et la construction de nouvelles sources de pouvoir syndical sont à rechercher au sein même des milieux de travail et dans les rapports sociaux à l'extérieur de ceux-ci. En conclusion, sont rappelés les trois défis majeurs auxquels sont actuellement confrontés les syndicats: élaborer une proposition indépendante de modernisation et ainsi éviter la voie du syndicalisme d'entreprise; établir des liens de solidarité entre les usines et les autres travailleurs et s'opposer de la sorte à la concurrence inter-usine, tout en rejetant la voie du patriotisme d'usine; et, enfin, prendre en compte les intérêts de tous les salariés, les exclus et les défavorisés et écarter ainsi la voie du corporatisme.
URI: https://depot.erudit.org/id/001757dd
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